LE CHEMIN DU
DYNAMISME POUR
CENTRAFRICAINE :
UN MIRACLE !
Depuis le 11 Juin 2005 est commencée une pseudo nouvelle ère
pour
Quel rêve le centrafricain doit-il vivre pour obéir à son
destin ?
Quelle est pour lui la condition suprême du bonheur ?
Où trouver, pour le centrafricain, la plénitude de la vie
nationale, de la vie collective ?
Que faire ?
Il faut qu’ensemble nous cherchions, et surtout, les solutions
du bonheur collectif. Tel doit être le mot d’ordre de chaque Centrafricain à
l’heure actuelle. La recherche de ces solutions doit se faire
consciencieusement, délibérément et raisonnablement comme chez les peuples
civilisés des différentes nations de ce monde. Mais je suis convaincu qu’il
est, avant tout, interdit de chercher ces solutions tant que nous n’aurons pas
collectivement fait au préalable le relevé exact de la position politique,
économique et sociale du pays.
Il n’y a de maux que ceux de l’esprit. Un esprit sain dans
un corps sain est source de vigueur, d’action et de productivité. Cette source
permet de s’armer moralement pour l’effort nécessaire pour
Aujourd’hui, l’on parle de miracle à propos de certains
pays, surtout asiatiques, au vu de leur performance et du stade de
développement qu’ils ont atteint en peu d’années ! Et pourtant, il y a 30
ans notre pays était artificiellement plus riche que certaines de ces
nations ! Il est vrai qu’au regard de l’histoire, il n’y a jamais de
miracles. Mais pour exprimer la beauté et la grandeur d’un triomphe inattendu
sur les forces coalisées de la destruction et du mal, le mot est infiniment
plus riche de signification imagée que toute analyse aride et objective des
faits historiques.
Serait-il possible, dans le futur, de parler d’un miracle
centrafricain ? Lorsque l’on considère le miracle comme la résultante de
certaines actions positives mises en œuvre par l’homme lui-même. Il faut donc
aider le miracle à se produire. Alors, comment s’y prendre ? La réponse à
cette question n’est pas facile. Il n’est même pas sûr qu’il y ait de réponse
effective par qui que ce soit. Mais, d’emblée j’écarterai la solution de
“facilité“ consistant à parcourir le monde pour tendre la main……. Avec les
résultats que l’on sait : la disparition par des tours de prestidigitation
des “supposées” aides obtenues ! L’autre solution (la plus souhaitable
pour le pays et son peuple) aurait été de s’asseoir autour d’une table (pas de
manière folklorique) et de réfléchir ensemble de manière sincère, honnête,
franche, concrète et dans le calme à travers des échanges dynamiques d’idées
(ce qu’il aurait fallu faire dès les premières lueurs de la transition) pour
définir la vision d’une nouvelle société à bâtir. Cette vision devrait se baser
sur des données rationnelles et des réalités nationales permettant une
Renaissance centrafricaine conséquente. Malheureusement la fuite en avant a été
et demeure la caractéristique primordiale de tous les dirigeants de ce pays.
Mais, il n’est pas encore trop tard pour ce genre d’actions.
Néanmoins, pour le moment et avant toute chose, une
constante absolue à rétablir, c’est
La collectivité doit fatalement imposer sa loi à ces forces
visibles et plus ou moins autonomes, parce que le général prime le particulier
et que la solidarité des hommes leur commande d’obéir à un plan d’ensemble dans
la recherche de buts communs.
Car, réduit à son essence primaire, le vice centrafricain
est illustré par le cercle infernal suivant : l’agent de l’Etat est
corrompu parce qu’il n’a pas perçu son salaire depuis des mois. Il ne perçoit
plus de salaire parce que l’Etat ne génère pas de recettes conséquentes pour
faire face à ses dépenses régaliennes, et l’Etat ne génère plus de recettes
parce que ses agents presque dans l’ensemble sont corrompus. Et cependant…….. l’Etat est toujours là,
attendant de ses agents, la conscience professionnelle et la disponibilité au
travail ! Les agents de l’administration attendent par contre que l’Etat
prenne ses responsabilités régaliennes ! Les investisseurs sont là
attendant d’avoir les conditions décentes pour injecter un nouveau souffle et
une nouvelle dynamique dans le pays ! Etc. Malheureusement rien ne se
fait ! Tout le monde attend le signal de départ ! Le citoyen
finalement ne perçoit aucune lueur d’espoir dans l’avenir immédiat ! On ne
conçoit, en vérité, rien de plus insensé que ce genre de situation dans lequel
se débat le pays.
En définitive, il n’est pas encore trop tard pour le pays
dans son ensemble de renaître de manière intelligente pour jeter les bases
fondamentales pour la relance de notre nation. Gardons nous des solutions
éphémères résidant dans les aides alimentaires internationales. La voie absolue
à explorer est le développement d’une conscience nationale collective sur les
bases fondamentales de l’existence d’une nation ! Le sentiment d’être un
peuple et d’appartenir à une nation ! La mise en œuvre de notre
intelligence créatrice ! Travail de longue haleine, dont les résultats ne
seront que largement bénéfiques pour le pays. Ce travail nécessite l’engagement
d’hommes et de femmes désintéressés, ayant un caractère volontariste, une
conviction sans faille, une rationalité dans l’observation des faits ainsi
qu’une indépendance financière et d’esprit les mettant à l’abri de toute
tentative de dérives malhonnêtes.
Enfin, il est important de savoir que le grand péril de
notre nation, est la lenteur, l’aveuglement, l’obstination même que les
dirigeants excellent à ne pas comprendre que ce pays a besoin d’une nouvelle
donne, d’une nouvelle orientation de la société, d’une autre façon de penser et
de diriger. Détruire méthodiquement les foyers de la corruption, du non respect
de l’Etat de droit et du non respect de la bonne gouvernance où s’alimentent la
colère et la désespérance, c’est provoquer l’écroulement de tout le système
d’exploitation odieux du citoyen et contribuer puissamment dans ce cas, à
Narcisse Komas, Bangui. (Wed, 17 Aug 2005 08:18:54 +0000)
Actualité Centrafrique de sangonet.
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