La
Centrafrique a obtenu une très mauvaise note, en ce qui concerne la
transparence, car elle est classée 130ème sur 163.
Les
Etats africains moins corrompus que la
RCA, dans un ordre décroissant sont entre autres :
Burundi , Rwanda , Gambie, Bénin, Zambie , Libye, Mozambique,
Mali , Tanzanie, Gabon, Mauritanie, Madagascar,
Algérie, Maroc, Burkina Faso, Sénégal, Ghana,
Egypte, Namibie, Tunisie, Afrique du
Sud, L’île Maurice, Botswana.
Le Pays africain le mieux placé donc le
mieux noté en 2006 est donc le Botswana suivi de l’Ile Maurice, de l’Afrique du Sud……

la coalition mondiale contre la corruption

Transparency
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Informations techniques complémentaires :
Prof. Dr Johann Graf
Lambsdorff
Embargo jusqu’à 9.00 GMT, 6 Noviembre 2006
Passau University, Germany
Tel:
+49 851 509 2551
jlambsd@uni-passau.de
L’Indice de Perceptions de la Corruption 2006
confirme le lien entre la pauvreté et la corruption
Démontre que les rouages de la
corruption restent bien huilés, en dépit de l’amélioration de la législation
Berlin, 6 Novembre 2006 – L’Indice de
Perception de la Corruption (IPC), publié aujourd'hui par Transparency
International (TI), met en évidence un lien profond entre corruption et
pauvreté. Les pays à faibles revenus demeurent en queue de classement.
"La corruption enferme des
millions de personnes dans la pauvreté," a déclaré Huguette Labelle,
Présidente de Transparency International. "Malgré une décennie
de progrès dans l’établissement de législations et de régulations
anti-corruption, les résultats d’aujourd’hui montrent qu’il reste beaucoup à
faire avant de pouvoir observer de réelles améliorations dans le quotidien des
populations les plus défavorisées."
L’Indice de Perception de la Corruption
2006 est un indice composite établi à partir de plusieurs sondages d’opinion
d’experts se prononçant sur leur perception du niveau de corruption dans les
secteurs publics de 163 pays (panel le plus large analysé dans l’IPC depuis sa création
en 1995). Il classe les pays sur une échelle de zéro à dix, zéro indiquant un
degré de perception de la corruption élevé et dix indiquant un degré de
corruption perçu comme faible.
Les résultats de l’IPC 2006 mettent en
évidence une forte corrélation entre corruption et pauvreté. Près de trois
quarts des pays figurant dans le classement ont obtenu une note inférieure à
cinq. On trouve dans cette catégorie tous les pays à revenus faibles ainsi que
tous les pays Africains du classement à l’exception de deux. Cela indique que
la corruption est perçue comme élevée dans la plupart des pays du monde.
Soixante et onze pays – près de la moitié des pays analysés – ont une note
inférieure à trois, ce qui est le signe d’une corruption perçue comme
endémique. Haïti obtient la note la plus faible avec 1,8. La Guinée, l'Irak et
le Myanmar partagent l’avant-dernière place avec une note de 1,9. La Finlande,
l'Islande et la Nouvelle-Zélande ont la note la plus élevée (9,6).
Les pays pour lesquels la corruption
est ressentie en croissance notable sont
le Brésil, Cuba, Israël, la Jordanie, le Laos, les Seychelles,
Trinité-et-Tobago, la Tunisie et les Etats-Unis. La corruption est au contraire
perçue comme en recul pour l'Algérie, la République tchèque, l'Inde, le Japon,
la Lettonie, le Liban, l’île Maurice, le Paraguay, la Slovénie, la Turquie, le
Turkménistan et l'Uruguay.
Une concentration d’Etats généralement
considérés comme « défaillants » apparaît clairement à la fin du
classement. L'Irak a chuté à l’avant-dernière place. Les enquêtes d’opinion
d'avant-guerre concernant ce pays n’ont pas été pris en compte dans l’IPC
2006.
Si les pays industrialisés obtiennent
une note relativement élevée dans l’IPC 2006, nous notons cependant la
persistance d’importants scandales de corruption dans beaucoup de ces pays.
Bien que la corruption ait dans les pays industrialisés un impact moindre sur
la pauvreté et le développement que dans les pays émergents, ces scandales
démontrent qu'il importe de rester vigilant.
La question des facilitateurs
La mauvaise note de nombreux pays
indique que les facilitateurs de la corruption continuent à aider les élites
politiques à blanchir, accumuler et profiter de richesses injustement acquises
et souvent tirées de biens publics dérobés. La présence d’intermédiaires
complaisants – souvent originaires des économies dominantes ou qui agissent à
partir d’elles - encourage la corruption. Les corrompus savent qu'il y aura
toujours un banquier, un comptable, un avocat ou tout autre spécialiste prêt à
les aider à produire, transférer ou stocker leurs revenus illicites.
Le crédit-bail anglais au Kenya et les
scandales qui lui sont liés en sont un bon exemple. John Githongo, l'ancien
responsable de la lutte anti-corruption au Kenya, estime que des fonds publics
ont pu être détournés grâce à des contrats frauduleux en utilisant des
sociétés-écrans sophistiquées et des comptes bancaires localisés dans des
juridictions européennes et offshore. Selon
l'Indice de Corruption du Kenya de TI Kenya, la corruption coûte environ 1 milliard
d’US$ chaque année aux Kenyans, tandis que plus de la moitié d’entre eux vivent
avec moins de 2 US$ par jour.
Les actes de corruption impliquent un
donneur et un receveur. Concernant le donneur, TI préconise le recours à des
mesures strictes telles que la criminalisation de la corruption à l’étranger
déjà prévue par la Convention de l'OCDE. En ce qui concerne le receveur, TI
demande que soient publiés les patrimoines des agents publics et que soient
adoptés des codes de conduite.
Les malversations sont souvent rendues
possibles par des professionnels issus de secteurs variés. Les intermédiaires
corrompus établissent un lien entre donneurs et receveurs, créant ainsi un
contexte de confiance mutuelle et de réciprocité. Ils s’efforcent de donner un
aspect légal aux pratiques de corruption et d’assurer que la responsabilité
soit endossée par des boucs émissaires dans le cas où les malversations
seraient découvertes.
"Les sociétés et les associations
professionnelles d’avocats, de comptables et de banquiers ont une
responsabilité particulière pour l’adoption de mesures plus strictes contre la
corruption," a affirmé David Nussbaum, Directeur de Transparency
International. "A travers les fonctions de commissariat aux comptes ou de
conseil fiscal, ils peuvent efficacement contribuer à la lutte contre la
corruption."
Transparency International préconise :
·
La promotion et, si nécessaire, l’adoption de codes de conduite spécifiques
à la corruption par les associations professionnelles (par exemple l'Association
Internationale du Barreau, l’Association Internationale de la conformité et les
associations professionnelles d’experts comptables) ;
·
Des formations professionnelles visant à s’assurer que les intermédiaires
honnêtes comprennent mieux leur rôle ;
·
Des sanctions juridiques ou professionnelles pour les professionnels du
droit, de la finance et de la comptabilité qui rendent la corruption
possible ;
·
Un examen plus rigoureux du rôle des centres financiers opaques qui
facilitent les transactions entachées de corruption.
###
Transparency International est l'organisation
mondiale de la société civile menant la lutte contre la corruption.
Note aux
rédacteurs : le 4 octobre 2006, TI a rendu public son Indice de Corruption
des Pays Exportateurs
(www.transparency.org/policy_research/surveys_indices/bpi) relatif à la
propension des entreprises des 30 principaux pays exportateurs à payer des
pots-de-vin à l’étranger.
Le
7 décembre,, TI publiera son Baromètre mondial sur la corruption 2006
(www.transparency.org/policy_research/surveys_indices/gcb) qui exprime les
perceptions des populations sur les degrés de corruption dans les principales
institutions telles que les juridictions, le parlement ou la police. Le Baromètre
est publié en prévision de la Journée mondiale contre la corruption, le 9
décembre 2006.
![]()
Transparency
International Indice de Perceptions de la Corruption 2006 Transparency
International commissioned Prof. Dr J. Graf Lambsdorff of the University of
Passau to produce the CPI table. For information on data and methodology,
please consult the frequently asked questions and the CPI methodology: www.transparency.org/surveys/#cpi
or www.icgg.org
|
Rang Du Pays |
Pays/territoire |
Note De l’IPC 2006* |
** Intervalle de confiance |
Sondages utilisés*** |
||
|
1 |
Finlande
|
9.6 |
9.4 -
9.7 |
7 |
||
|
Islande
|
9.6 |
9.5 -
9.7 |
6 |
|||
|
Nouvelle
Zélande |
9.6 |
9.4 -
9.6 |
7 |
|||
|
4 |
Danemark
|
9.5 |
9.4 -
9.6 |
7 |
||
|
5 |
Singapour
|
9.4 |
9.2 -
9.5 |
9 |
||
|
6 |
Suède |
9.2 |
9.0 -
9.3 |
7 |
||
|
7 |
Suisse
|
9.1 |
8.9 -
9.2 |
7 |
||
|
8 |
Norvège
|
8.8 |
8.4 -
9.1 |
7 |
||
|
9 |
Australie
|
8.7 |
8.3 -
9.0 |
8 |
||
|
Pays-Bas |
8.7 |
8.3 -
9.0 |
7 |
|||
|
11 |
Autriche
|
8.6 |
8.2 -
8.9 |
7 |
||
|
Luxembourg
|
8.6 |
8.1 -
9.0 |
6 |
|||
|
Royaume-Uni
|
8.6 |
8.2 - 8.9 |
7 |
|||
|
Explanatory
notes * CPI Score
relates to perceptions
of the degree of corruption as seen by business people and country analysts,
and ranges between 10 (highly clean) and 0 (highly corrupt). **
Confidence range provides a
range of possible values of the CPI score. This reflects how a country's
score may vary, depending on measurement precision. Nominally, with 5
percent probability the score is above this range and with another 5
percent it is below. However, particularly when only few sources are
available, an unbiased estimate of the mean coverage probability is lower
than the nominal value of 90%. *** Surveys
used refers to the number of
surveys that assessed a country's performance. 12 surveys and expert
assessments were used and at least 3 were required for a country to be
included in the CPI. |
Canada |
8.5 |
8.0 - 8.9 |
7 |
||
|
15 |
Hong Kong |
8.3 |
7.7 -
8.8 |
9 |
||
|
16 |
Allemagne
|
8.0 |
7.8 -
8.4 |
7 |
||
|
17 |
Japon |
7.6 |
7.0 -
8.1 |
9 |
||
|
18 |
France
|
7.4 |
6.7 -
7.8 |
7 |
||
|
Irlande
|
7.4 |
6.7 -
7.9 |
7 |
|||
|
20 |
Belgique
|
7.3 |
6.6 -
7.9 |
7 |
||
|
Chili |
7.3 |
6.6 -
7.6 |
7 |
|||
|
Etats-Unis
|
7.3 |
6.6 -
7.8 |
8 |
|||
|
23 |
Espagne
|
6.8 |
6.3 -
7.2 |
7 |
||
|
24 |
Barbades
|
6.7 |
6.0 -
7.2 |
4 |
||
|
Estonie
|
6.7 |
6.1 -
7.4 |
8 |
|||
|
26 |
Macao |
6.6 |
5.4 -
7.1 |
3 |
||
|
Portugal
|