HALTE A L'IMPUNITE COMME METHODE DE GOUVERNEMENT !



Comme si l'opinion publique centrafricaine était irresponsable, le FIDH vient de démontrer que la République Centrafricaine est encore à l'heure de l'impunité royale.
En effet le dernier rapport de la FIDH démontre bien que la République Centrafricaine fait encore des partis qui ne respectent pas les Droits de l'Homme. L'impunité est en effet indiquée dans le rapport comme une des tares notoires du régime centrafricain qui a effectivement tendance à se militariser avec le durcissement du pouvoir, les pratiques anti-démocratiques généralement attribuées aux membres de la sécurité Présidentielle, c'est-à-dire proche du Président de la République lui-même.
De fait, la FIDH donne raison totalement à l'opinion publique centrafricaine toujours très remontée contre les violations remarquées des Droits de l'Homme dont sont systématiquement coupables les forces de défenses et de sécurité et principalement les « ex-libérateurs », qui croient encore avoir droit de vie et de mort sur des hommes comme eux qui ont la « vie sacrée » un principe qui figure du reste en lettre d'or dans la Constitution de la République Centrafricaine, une Constitution républicaine s'il en est !...
Le Confident se réjouit pour sa part que l'opinion Publique internationale et notamment la FIDH lui donne raison sur les pratiques qui concourent d'ailleurs à la violation systématique et violente des Droits de l'Homme. D'ailleurs personne au monde, y compris tous ceux qui avaient soutenu la candidature du général François Bozizé et salué les élections générales comme démocratiques, ne peut aujourd'hui soutenir qui en République Centrafricaine se moque éperdument des libertés démocratiques et des Droits de l'Homme. Ce qui consacre de fait l'impunité comme une méthode négative des Droits de l'Homme.
Maître Gounfio-Ngaïbonanou n'a pas si tort à penser haut et fort que depuis Bokassa rien n'a changé sous le ciel de Centrafrique à travers divers régimes plus ou moins tortionnaires.
S'agissant de l'impunité et érigée en méthode de gouvernement, la preuve est faite par A+B que le régime du général François Bozizé est en train de s'ancrer durablement dans les pratiques anti-démocratiques et anti-républicaines hier décriées sous le régime de l'ex-Président Patassé.
Normal que l'opinion publique souvent, alerte dénonce de manière violente et brutale ces violations qui n'ont de sens et raison d'être que lorsque nous nous trouvons dans une situation de régime fasciste et dictatorial comme nous l'avons effectivement vécu sous le régime de Patassé ou sous celui de Bokassa le maître ou l'élève de beaucoup de dirigeants politiques centrafricains.
L'impunité est d'ailleurs en passe de devenir depuis les exactions criminelles de Kaga-Bandoro et ses environs, la seule et l'unique méthode de gouvernement du régime actuel et en l'occurrence du général François Bozizé. Car, contrairement à ceux qui prétendent que tout va bien comme à l'époque du général Kolingba et de l'ex-tyran Ange Felix Patasé, le régime du Président Patassé continue de jouer un prolongement avec celui de général Bozizé.
Que faire ? C'est la question qui s'impose aujourd'hui à l'heure de la contre-productivité de l'impunité comme méthode de gouvernement. Cette question démontre à suffisance que la communauté internationale et notamment la France ne sont pas prêtes à soutenir aveuglement un régime de prédation, de commérages et surtout de dictature militaire qui revient à petits pas quoiqu'on dise.
En somme, pour notre part, il nous reste à dire : « Halte à l'impunité comme méthode de gouvernement ».



Lundi 16 Octobre 2006
Jean Ding-Kpi
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